Pour savoir comment COVID-19 a affecté nos activités commerciales, cliquez ici.

Pourquoi passer à NVMe ?

Pourquoi passer à NVMe ?
par Cameron Crandall

Au cours des cinq dernières années, les configurations de serveurs et des équipements sont restées cohérentes. Que ce soit dans un serveur d'application, une baie de stockage ou un backend SaaS, la façon dont les managers de datacentres ont construit leurs systèmes n'a pas beaucoup changé. Même s'il est nécessaire d'accroître l'utilisation de l'informatique de pointe plus proche du client - tant pour le calcul que pour le stockage - la plupart des réseaux de périphérie reprennent les configurations matérielles existantes SATA ou SSD SAS.

Dans quelques cas rares exigeant des accords de niveau de service à cinq ou six 9 pour des applications critiques, nous avons constaté des changements spectaculaires dans les configurations matérielles. Dans ces datacentres, la redondance est essentielle, et de nombreux datacentres gèrent leur plateforme de stockage en passant principalement au NVME avec des SSD de classe professionnelle. Les disques NVMe sont également équipés d'importantes mémoires caches DRAM pour assurer le niveau de service (QoS et stabilité des performances à long terme) exigé.

Vous vous demandez alors : Si d'autres datacentres passent à la norme NVMe pour bénéficier d'une meilleure disponibilité, dois-je mettre à niveau mes serveurs ?

La réponse est bien plus complexe qu'un simple oui ou non, et ouvre la porte à une foule d'autres questions.

La mise à niveau d'un simple serveur 1U ou d'un rack 10U SATA ou SAS est limitée par la disponibilité des connexions. La plupart des systèmes qui mettent en œuvre des SSD SATA ou SAS se connectent à l'aide de contrôleurs RAID matériels. Mais NVMe utilise des ports PCI-Express, dont les vitesses de transfert sont par nature plus rapides, pour exploiter des profils RAID définis par logiciel.

Il y a tout juste un an, la plupart des clients étaient bloqués sur SATA et ne prévoyaient pas de passer au NVMe. Même les plus grands fournisseurs de niveau 1 n'ont pas complètement fait ce changement, se contentant d'un mélange à 50/50 de SATA et de NVMe. En effet, la norme NVMe exige une mise à niveau technique plus importante.

Tous les serveurs existants n'ont pas suffisamment de ports PCIe pour supporter un déploiement NVMe important. La plupart des datacentres ne changent pas leurs serveurs aussi vite qu'ils changent leurs baies de stockage. En bref, si le système fonctionne et fournit les performances nécessaires aux opérations actuelles, un tel changement est-il justifié ?

Dans l'affirmative, voici quelques facteurs à prendre en compte avant de changer :

Quel sera l'impact du changement sur vos méthodes de redondance ?

Le passage à un modèle de stockage défini par logiciel (SDS) implique une gestion différente de la redondance et du contrôle des dispositifs physiques. Dans certains cas, le passage d'un système de stockage contrôlé par le matériel à un système SDS peut nécessiter que certaines applications descendent au niveau du kernel pour garder des performances constantes. En outre, les plateformes SDS exigeront des utilisateurs qu'ils repensent le déploiement et la configuration du stockage en termes de redondance et de performances.

Quels sont les problèmes actuels de votre architecture, et NVMe les résoudra-t-il ?

Certains problèmes peuvent ne pas être liés au transfert de données, mais plutôt à un profil de lecture/écriture ou simplement au fait de ne pas utiliser de disques de classe entreprise. De nombreux disques actuels affichent des spécifications de haute performance sur leurs fiches techniques, mais ils ne résolvent pas pour autant des enjeux de cohérence ou de prévisibilité des performances à long terme. C'est généralement parce qu'ils revendiquent des performances de pointe, et non pas des profils de performance en régime permanent.

Est-ce une tendance ou la demande est-elle réellement stimulée par les clients ?

Bien qu'il soit toujours agréable d'utiliser de nouvelles et brillantes mises à niveau sur nos serveurs et de bénéficier d'une différenciation concurrentielle entre les datacentres, le fait est que de nombreuses avancées pourraient introduire des facteurs différents pour développer de nouvelles versions.

Les unités NVMe M.2 actuelles ne sont généralement pas connectables à chaud, et n'ont aucune fixation pour un support ou un coffret de transport. Le SATA est resté un facteur de forme dominant car les disques peuvent être remplacés sans mettre hors tension tout le serveur. C'est ici qu'intervient le facteur de forme U.2. Il permet d'installer le NVMe dans le datacentre et de l'enficher à chaud dans les baies de serveur frontales, à condition que l'hôte et le système d'exploitation soient tous deux pris en charge. Alors que U.2 semble être le facteur de forme dominant pour permettre de monter des NVMe dans des serveurs, de récents développements d'Intel et de Samsung dans le domaine des facteurs de forme ouvrent de nouvelles possibilités aux solutions NVMe. L'EDSFF (ruler) d'Intel et le NF1 de Samsung pourraient résoudre certains des défauts du facteur de forme M.2.

Ces deux facteurs de forme sont suffisamment nouveaux pour que nous n'ayons pas assez de données sur les performances et la fiabilité à long terme. Toutefois, comme le M.2, ils répondent à de réelles préoccupations en matière de fonctionnement pour la construction des prochains systèmes NVMe. Comme pendant le débat sur les normes BETA et VHS dans les années 80 et 90, la question sera alors de savoir quel facteur de forme l'emportera finalement à long terme.

Qu'il soit prêt à changer de norme ou non, Kingston continue de fournir des SSD SATA de classe entreprise les plus cohérents pour répondre aux besoins de la majorité des datacentres tout en développant une suite de solutions NVMe d'entreprise, avec le disque de démarrage DC1000M et DC1000B. Si vous avez des questions sur les datacentres, Kingston a la réponse.

Articles et vidéos

Restons en contact. Inscrivez-vous pour recevoir toutes les actualités Kingston.